Semaine de prévention du suicide : bonifions les services offerts aux jeunes

----  |  25 janvier 2017

Un article paru dans le Devoir du 19 janvier 2017, sous le titre La dépression frappe durement les jeunes Canadiens, nous informe que la dépression des jeunes âgés entre 15 et 24 ans constitue désormais la 2e cause de mortalité dans ce groupe d’âge. Les données sont tirées de l’Enquête sur la santé mentale dans les collectivités canadiennes (Statistiques Canada), effectuée en 2012, et rendue publique le 18 janvier. Selon 35 % des répondants, l’école est la plus importante source de stress dans leur vie. Et particulièrement les périodes de transition, semble-t-il.

La 27e Semaine nationale de prévention du suicide se tient du dimanche 29 janvier au samedi 4 février 2017. Ayant pour thème « Le suicide n’est pas une option. », cet événement de sensibilisation et de mobilisation est un incontournable au Québec. Ceux et celles qui souhaitent s’engager dans une activité, dans le cadre de cet événement, peuvent commander du matériel sur le site de l’événement.

Toutefois, l’article du Devoir nous apprend également que les ordonnances d’antidépresseurs ont bondi de 63 % entre 2010 et 2013. Selon les auteurs de l’étude, ces chiffres pourraient refléter la difficulté d’accès aux autres types de thérapie et de soutien offerts par d’autres professionnels.

Assurer une continuité de service auprès des personnes à risque

La présidente de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec, Mme Josée Landrey, c.o., estime qu’il faut agir en prévention tout au long de l’année. Elle rappelle des recommandations énoncées par l’Ordre dans son mémoire sur la réussite éducative en décembre 2016 : « il est essentiel de revenir aux besoins réels et actuels des jeunes qui sont des besoins d’accompagnement, d’encadrement et de soutien tout au long de leur cheminement scolaire. « Les jeunes vulnérables doivent avoir accès  le plus possible aux services dont ils ont besoin, c’est indéniable. Mais aussi, ajoute-t-elle, en matière de santé mentale en milieu scolaire, il est essentiel de travailler à assurer une continuité et une cohérence entre les actions des uns et des autres. Une véritable synergie des ressources publiques est nécessaire parce que nous intervenons auprès de personnes qui ont besoin d’une continuité de services. Celle-ci peut faire la différence entre persévérer, décrocher et s’isoler, conclut-elle.